De R. Renard. Ed. Le Lombard, 2016. 
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Melvile, 500 habitants. Saul Miller, astrophysicien, prof à la retraite, revenu sur les terres de son enfance, est un des rares habitants de Melvile à avoir fait des études. Il donne des cours particuliers à une petite fille, Mia, pendant que sa mère travaille dans le bar du coin. La nuit, il admire les étoiles dans le silence.

Un soir, des chasseurs lui demandent l’autorisation de passer en voiture sur une route lui appartenant pour traverser la vallée plus rapidement. Saul refuse et après un échange tendu, les chasseurs rebroussent chemin mais leur comportement laisse présager de bien mauvaises intentions.

La tension monte au fil des pages, l’ambiance devient pesante et on sent monter la violence et l’angoisse.

Saul est un personnage complexe dont la face cachée va se dévoiler. Thriller captivant, aux limites du fantastique, il y a du rythme mais aussi une grande part de contemplatif et les questions existentielles côtoient les secrets.

Mélange de fusain et de feutre avec certaines pages sur photomontage, le dessin est hallucinant, baigné de lumière, les planches sont remplies du mystère d’une nature immense, sauvage et impénétrable.

Le dessinateur maitrise l’art de peindre la lumière de l’aube au crépuscule, lumière tantôt angoissante tantôt réconfortante, le feu, les étoiles, les phares d’une voiture à travers les branches, c’est tout simplement magnifique et toujours recouvert d’un voile de tristesse sépia qui fait frissonner.

Impressionnant !

Chloé