PARLONZALABIB ! le blog de la bibliothèque de La Mulatière

13 juillet 2017

Série « La 5ème vague » de Rick Yancey (3 tomes)

Dans ce roman d’anticipation, la Terre a subi une attaque extraterrestre en 4 temps (appelées « vagues ») : impulsion électromagnétique, tremblement de terre, pandémie et invasion. Cassie Sullivan, une adolescente de 17 ans, a été séparée de son petit frère Sam et cherche à tout prix à le retrouver dans un monde hostile et dévasté. Elle croise alors la route d’Evan, un des extraterrestres à apparence humaine missionnés pour éliminer les humains survivants, qui tombe amoureux d’elle.

Les romans suivent en parallèle les péripéties de plusieurs survivants dont les chemins vont se croiser, en changeant régulièrement de point de vue. Le lecteur est tenu en haleine et a envie de continuer la lecture pour en savoir plus sur le projet caché des envahisseurs extraterrestres et sur ce qui arrive aux personnages. A ce jour, il existe une adaptation filmique du tome 1. 

Louise

5eme vague

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14 mars 2017

Série « L’Epreuve » de James Dashner

Thomas, 16 ans, se réveille amnésique dans une cage qui monte et le dépose dans le « Bloc », un espace entouré d’immenses murs. Il découvre une trentaine d’autres adolescents qui, eux aussi, n’ont aucun souvenir. Les « blocards » sont tous piégés à l’intérieur du gigantesque labyrinthe qui les entoure. Chaque nuit, le plan du labyrinthe se modifie. Peu à peu, Thomas tente de percer le mystère du labyrinthe ainsi que celui des personnes qui les ont enfermés là, les mystérieux « créateurs », appartenant à un organisme appelé le WICKED. C’est le début d’une longue série d’épreuves infligées à Thomas et son groupe à travers les 3 tomes de la série : Le labyrinthe, La terre brûlée, Le remède mortel.

Les trois romans sont captivants, l’auteur réussissant à nous maintenir en haleine constamment. Le lecteur devient aussi avide que Thomas de découvrir la vérité concernant les épreuves qu’il subit, son passé oublié et les intentions du WICKED.

Au cinéma, les deux premiers tomes ont déjà été adaptés. Les réalisateurs des films ont pris des libertés concernant l’intrigue, ce qui rend la lecture des livres et le visionnage des films aussi passionnants, car ils diffèrent, notamment dans le film de La terre brûlée.

L’ordre de tuer est un prequel qui se passe avant Le labyrinthe et nous permet de comprendre comment tout a commencé.

Louise

L'Epreuve

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08 décembre 2016

8 décembre

auteur: Jean-François BernouRésultat de recherche d'images pour

Éditions BiblioMonde
Collection Ça se passe un... 
2016, 88 p., 10.55 euros

Les lumières de Lyon, la Vierge des catholiques, l'éveil du Bouddha
 

En France, aujourd'hui, le 8 décembre évoque avant tout la fête des Lumières de Lyon. Jean-François Bernou nous raconte les origines alambiquées de cette manifestation artistique et populaire, mais aussi religieuse. 

Car cette date en recouvre une autre, propre aux pays catholiques, l'Immaculée Conception, notion que nous explique Pascal Mallen-Barret. Le 8 décembre, nous conduira en Amérique latine à la découverte de quelques Vierges très populaires et de divinités brésiliennes d’origine africaine. En Uruguay, ce jour est celui de l’ouverture de la saison balnéaire. La même référence religieuse nous mènera également à Strasbourg pour évoquer la naissance du drapeau européen.

Chaque 8 décembre, à New York, on chante en mémoire d’un saint et martyr de la culture pop, John Lennon. En Finlande, on se souvient de Sibelius, le musicien national. En Macédoine, une fête récente évoque saint Clément. En Albanie, la date du 8 décembre est très clivante sur le plan politique… 

Nous terminerons ce tour du monde au Japon où l'on célèbre l'Illumination du Bouddha, une fête de lumière qui ne s’affiche pas sur les murs comme à Lyon, mais qui demeure spirituelle et intérieure.

 

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01 octobre 2016

Textes à dire

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30 septembre 2016

tad

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 Doc1

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23 septembre 2016

Peau Neuve

Elise Griffon, Ed Delcourt, 2015

Mais être nu pour ses camarades de classe c’est dégeu…, c’est grade…. sa nouvelle copine l’avait pourtant prévenue….surtout ne te fait pas remarquer, alors Laura devient la victime du collège. Mais cette violence qui lui est faite  n’est-elle pas aussi l’occasion de faire «Peau Neuve » ...

Ce roman graphique est une chronique délicate mais sans concession, sur l'apprentissage de la vie et de l'intolérance, servit par un trait délicat presque fragile comme Laura…

Laura passe régulièrement l’été sous la tente dans un camp naturiste. Dans cet univers de forêt baigné par l’océan Atlantique, tout le monde est gentil avec tout le monde, voir même prévenant et attentif, et Laura peut ainsi doucement se découvrir et apprivoiser son corps d’adolescente en pleine transformation. La rentrée en 5e dans un nouveau collège va tout bousculer. La prof de français donne comme sujet de dissertation : racontez vos vacances…Alors Laura écrit ses souvenirs et la curiosité d’apprivoiser son corps et sa nudité.

Mais être nu pour ses camarades de classe c’est dégeu…, c’est grade…. sa nouvelle copine l’avait pourtant prévenue….surtout ne te fait pas remarquer, alors Laura devient la victime du collège. Mais cette violence qui lui est faite  n’est-elle pas aussi l’occasion de faire «Peau Neuve » ...

Ce roman graphique est une chronique délicate mais sans concession, sur l'apprentissage de la vie et de l'intolérance, servit par un trait délicat presque fragile comme Laura…Résultat de recherche d'images pour "peau neuve griffon"

Catherine

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Quelqu'un qu'on aime

Séverine Vidal, Ed Sarbacane 2015

Gary perd peu à peu la mémoire, avec son petit-fils Matt ils organisent depuis des mois un périple à travers le pays pour faire revivre à « Old Gary « cette année 58 où il avait suivi la tournée de son idole Pat Boone. Mais bien sûr rien ne va se passer comme prévu…quelques jours avant le départ Matt découvre qu’il est le papa d’une petite Amber de 18 mois…et c’est à trois qu’ils vont finalement s’envoler …Mais c’est sans compter sur la neige qui va clouer tous les avions au sol…qu’importe ils loueront une voiture…mais il ne reste qu’un van à la location … C’est alors que Antonia , qui doit passer un entretien d’embauche pour commencer une nouvelle vie, et Luke en fuite de chez lui, proposent de se joindre à eux et de partager les frais….

Un road movie étrange pour cette  étrange famille recomposée, parfois mélancolique, car la maladie du grand père plane toujours comme une ombre sur le voyage, mais aussi très gaie, pleine d’imprévue et de rencontres .Chacun va petit à petit se dévoiler avec ses peurs, et ses espoirs, et tracer sa route ensemble vers l’avenir.

Un beau voyage, une belle lecture, avec des personnages auxquels on ne peut pas résister.

Catherine

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Melvile

De R. Renard. Ed. Le Lombard, 2016. 
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Melvile, 500 habitants. Saul Miller, astrophysicien, prof à la retraite, revenu sur les terres de son enfance, est un des rares habitants de Melvile à avoir fait des études. Il donne des cours particuliers à une petite fille, Mia, pendant que sa mère travaille dans le bar du coin. La nuit, il admire les étoiles dans le silence.

Un soir, des chasseurs lui demandent l’autorisation de passer en voiture sur une route lui appartenant pour traverser la vallée plus rapidement. Saul refuse et après un échange tendu, les chasseurs rebroussent chemin mais leur comportement laisse présager de bien mauvaises intentions.

La tension monte au fil des pages, l’ambiance devient pesante et on sent monter la violence et l’angoisse.

Saul est un personnage complexe dont la face cachée va se dévoiler. Thriller captivant, aux limites du fantastique, il y a du rythme mais aussi une grande part de contemplatif et les questions existentielles côtoient les secrets.

Mélange de fusain et de feutre avec certaines pages sur photomontage, le dessin est hallucinant, baigné de lumière, les planches sont remplies du mystère d’une nature immense, sauvage et impénétrable.

Le dessinateur maitrise l’art de peindre la lumière de l’aube au crépuscule, lumière tantôt angoissante tantôt réconfortante, le feu, les étoiles, les phares d’une voiture à travers les branches, c’est tout simplement magnifique et toujours recouvert d’un voile de tristesse sépia qui fait frissonner.

Impressionnant !

Chloé

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30 juin 2016

Célibataire longue durée - Véronique Poulain

J'avais tellement apprécié "Les mots qu'on ne me dit pas" du même auteur (l'histoire de sa vie avec ses parents sourds), que je me suis jetée sur le dernier livre de Véronique Poulain. J'espèrais retrouver son humour renversant. Si ce dernier roman est agréable à lire, il est loin d'être aussi surprenant et touchant que le précédent. Cependant c'est un moment de lecture divertissant qui m'a fait sourire, voir rire par moment: Ce sont les tribulations d'une célibataire cinquantenaire avec deux ados, LA célibataire de la famille, en proie à toutes les questions liées à l'amour, l'épanouissement professionnel, les angoisses... Elle tente de reprendre sa vie en main, son but premier étant de trouver l'homme de sa vie. Pas facile pour une femme maladroite, qui jure, fume, abuse de la charcuterie, de l’ail et du camembert et déballe sa vie partout!

Si le titre du livre (bof), sa couverture (bof) et le nom de famille pseudo-rigolo de l'héroïne (Poulemploi, bof) m'ont au départ refroidie, il faut reconnaitre qu'en s'installant dans la lecture de ce petit récit un peu (beaucoup) inspiré de sa vie, on s'attache à cette femme bancale, émouvante et drôle, elle a un côté Bridget Jones, avec toutes ses bonnes résolutions et ses failles déballées au grand jour. On retrouve le style cash de l'auteur, même si le sujet est moins porteur que son livre précédent. Bref, une lecture légère mais pas bête, qui dit quelque chose de sa génération. 

Chloé

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17 juin 2016

La vie - Samedi Méninges du 2 avril 2016 - par Danielle

Quel sujet ! « Pourquoi vit-on ? quand commence la vie ? comment puis-je dire si la vie est belle, quel point de comparaison ? si on parle de la vie comment ne pas parler aussi de la mort ? »  Le deuil avait d’ailleurs été le premier sujet proposé pour cette séance.

« Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard ». Aragon. La vie est courte, plus l’âge avance plus on en est conscient. Avec parfois le sentiment d’avoir perdu trop de temps, de n’avoir pas su vivre. Car vivre, cela s’apprend ! pourtant la vie est une chance, un bonheur que l’on doit apprécier chaque matin.

De quoi parle-t-on ? « De la naissance à la mort ». Mais avant la naissance ? et après la mort ? on passe de proche en proche du vécu humain au biologique. La vie humaine intra-utérine, depuis la conception. L’animal. La plante. Bref le vivant, depuis les premières bactéries : nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne. Comment la vie est apparue à partir du minéral. Pourquoi la vie, et pourquoi « ma vie » ?

Un pur hasard ? « Je suis né au hasard d’un remariage après la guerre. Je ne devrais pas être là. Un coup de poker ! » chaque vie individuelle semble en effet bien aléatoire. L’apparition même de la vie sur terre aurait pu ne pas avoir lieu. La nature est régie par le hasard et la nécessité, affirment par exemple les scientifiques et les partisans de la théorie de l’évolution. Les mêmes scientifiques admettent pourtant que le hasard n’est que le nom donné à notre ignorance. Mais si tout est déterminé d’avance, qu’advient-il de notre liberté ?

Ou alors une prédestination, comme le dessein intelligent des créationnistes pour qui tout a été prévu par une intelligence supérieure, Dieu par exemple. La vie a sa place dans la nature ; l’homme a sa place, prédominante, dans la nature. Tout a été voulu par Dieu. Là encore, que devient la liberté ?

Problèmes d’éthique. Les sociétés humaines se donnent des lois pour encadrer la vie humaine : respect de la vie humaine, voire animale. Les polémiques sur le droit à l’avortement, l’euthanasie ouvrent des débats contradictoires sur la valeur et la définition de la vie humaine, les solutions sont variables selon les époques et les sensibilités, débats passionnés et jamais définitivement tranchés.

La vie est belle ?

Des étapes à franchir, et à chaque fois une loterie.  D’abord celle de survivre, dès la petite enfance, à la mortalité infantile, aux famines, aux guerres, aux infanticides. C’était vrai il n’y a pas si longtemps chez nous, et cela reste vrai sur une grande partie du globe. Ce qu’on appelle l’espérance de vie.

Puis la possibilité ou non d’échapper à son milieu d’origine. Le fils reprenait l’activité paternelle ; la fille passait de la tutelle du père à celle de la belle famille dans des mariages souvent arrangés, avant de mettre au monde tous les enfants que Dieu voulait bien lui envoyer. La vie comme destin.

Les sociétés modernes, par l’éducation, offrent une plus grande marge de choix dans l’orientation de la vie. Encore faut-il naitre au bon endroit !

Entre déterminations et libre arbitre, restons optimistes.

Certaines choses dépendent de nous, d’autres non. Mais notre façon de percevoir ce qui nous arrive peut aider à l’accepter, le supporter, ou le changer.

Le caractère plus ou moins fort nous conduit à triompher de l’adversité, ou à nous effondrer. Le poids inconscient de l’enfance, de l’amour qu’on y a reçu, de l’éducation, aide ou non à la résilience et à la capacité de tenir debout. Trop se lamenter sur un passé douloureux est un obstacle à la prise en main de son destin.

La vie et le temps nous conduisent souvent à réviser nos utopies et à voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide. La vie réserve tant de surprises, de rencontres et de choix qu’au bout du chemin je ne peux parfois pas choisir entre « j’ai réussi ma vie » et « j’ai raté ma vie »

Et retour à la question initiale : « Comment décider si la vie est belle et si elle vaut la peine d’être vécue ? »

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31 mars 2016

Deux petits pas sur le sable mouillé - AD Julliand

Thaïs, la fille de Anne Dauphine est atteinte d'une maladie génétique orpheline, Toute une famille les amis etc, tous se mobilisent pour que Thaïs ait une vie pas comme les autres mais cependant une vie pleine d'amour.

Michel 

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15 mars 2016

L'identité - Samedi méninges du 5 février 2016 - par Danielle

« Pourquoi ce sujet ?  L’actualité, une fois n’est pas coutume. Les attentats de janvier et novembre 2015 : des jeunes en quête, ou en perte, ou en recherche d’identité. D’autres se raccrochent frénétiquement à des « groupes identitaires », ou s’affligent d’une identité malheureuse. Un ministère de l’identité française avait cru répondre à ce désarroi. Et pourtant le grand écrivain libanais Amin Maalouf mettait en garde contre « les identités meurtrières » qui ont mis son pays à feu et à sang. Qu’est-ce donc qu’une identité ? »

La carte d’identité permet de m’identifier. Elle porte ma nationalité, mon nom patronymique, généralement celui du père, secondairement et plus aléatoirement celui de l’époux pour les femmes, mes prénoms, date et lieu de naissance, homme ou femme, photo règlementaire, taille, couleur des yeux. Les passeports biométriques raffinent ; les empreintes digitales, l’ADN et autres méthodes scientifiques sont censées lutter contre les falsifications. Cette identité « de papier » dit-elle qui je suis, ce que je suis ?

Une identité problématique

  • Elle dépend de variables politiques et administratives.

Certains pays notent la religion, ou l’ethnie, la France se l’interdit au nom de ses principes d’égalité et de laïcité. Au Rwanda on a gommé l’appartenance ethnique après le génocide des Tutsis de 1994 ; parfois la religion est inséparable de l’identité nationale, religion d’état inscrite dans la constitution, et les minoritaires risquent discrimination, stigmatisation , ou pire.

  • Une identité multiple.

Le statut de la double nationalité, avec transmission de nationalité par droit du sol ou du sang, ou autres modes d’acquisition, complique la question. Les règlementations varient selon les lieux et les temps, et parfois « selon que vous serez puissant ou misérable ». Ou selon les besoins en main d’œuvre ou en chair à canon. Richesse ou perte de repères, la double appartenance n’est pas toujours facile à gérer. Sans oublier les appartenances régionalistes ou nationalistes : Ecossais, Catalans, Corses…Et les frontières qui changent et désorientent un peu plus. Les guerres brouillent à plaisir les identités.

  • Une privation d’identité. On peut être déchu de sa nationalité.

On peut avoir été « oublié » par l’état civil. On peut avoir tout perdu à la suite de catastrophes. Ou ne pas pouvoir choisir entre masculin et féminin. Les esclaves de la traite transatlantique étaient dépouillés de leur identité, et devenaient les objets de leurs maitres, à moins qu’ils ne puissent s’en racheter une, comme dans « chocolat ». Les enfants nés par GPA peuvent être privés d’état-civil.  De la mère biologique ou de la mère porteuse, qui est leur mère ? et leur père ? Et les enfants nés sous X ? toutes les « recompositions » de famille, ou les adoptions, peuvent également déboucher sur des troubles d’identité.

L’identité, destin ou liberté ?

L’engouement pour la recherche généalogique, surtout quand les familles ont été dispersées, atteste de l’importance de se rattacher à des racines et de pouvoir les transmettre. Mais ne peut-on pas préférer oublier d’où on vient pour pouvoir aller quelque part ? pourquoi toujours faire allusion aux origines pour la 3ème génération d’enfants d’immigrés et devoir en passer par le CV anonyme pour leur laisser une chance d’échapper à la discrimination ? Au point que certains vont tenter de renier leurs origines en changeant de nom, ou de prénom, voire de religion. On peut se sentir mal dans une identité qui nous est assignée, ou alors la revendiquer bruyamment. On peut se convertir ou adopter des identités, par conviction, provocation, identification aux antipodes de ce qu’on nous a fait être. Ou simplement s’en moquer.

Et si l’identité n’était rien d’autre que ce qui me fait être tout au long de la vie, en perpétuel mouvement à travers mes déterminations, mes rencontres et mes choix ?

Danielle

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02 mars 2016

Stone Junction - Jim Dodge

Daniel Pearse après la mort dramatique de sa mére est recueilli par l'AMO, association des Alchimistes Médium et hors la loi qui lui donne une formation dans tous les domaines de l"underground" .

Excellent  délirant!

Une bonne traduction mais à ne pas mettre dans les mains de lecteurs trop influençables.

Michel

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10 février 2016

Un jour avant Pâques - Zoya Pirzad

En Iran au bord de la mer, un jeune garcon découvre les joies et jeux de l'enfance ave son amie Taherech. Il est Armenien elle est fille du consierge musulmand de l'école...

Tout un quotidien de chretiens et musulmans entre Teheran et le petit village d'origine avec leur libre aspiration et des crispations anciennes.

Michel

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14 janvier 2016

Le passager - Jean-Christophe Grangé

Chargé d'examiner un vagabond amnésique sur les lieux d'un crime rituel, Mathias Freire découvre qu'il souffre des mêmes symptômes que cet homme: "des fugues psychiques", d'incessants changements d'identité suivis d'amnésie totale... Si le tueur en série c'était lui? Quand on a commencé ce livre, on le dévore.

Michel

 

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07 janvier 2016

Boussole - Mathias Enard

Vienne, Autriche. Franz, le narrateur, regarde glisser la pluie sur les vitres de son appartement. Malade, vieilli, le musicologue  se débat avec ses souvenirs et ses insomnies. Vienne, porte de l’Orient.

 Un amour impossible. Sarah, grande spécialiste française de l’orientalisme, ponctue de sa présence absence et de sa correspondance la vie et les souvenirs du musicologue viennois. Leur passion commune : l’Orient.

Dans le fouillis de la mémoire, dans le désordre de ses insomnies, c’est à un extraordinaire voyage dans le temps et l’espace que nous convie notre héros fatigué. Foin du choc des civilisations, l’occident européen chrétien et l’orient musulman n’ont cessé de se rencontrer, de dialoguer, de s’inspirer.

L’empire ottoman est venu aux portes de Vienne. Archéologues et savants allemands, français, anglais ont fouillé les terres de Turquie de Syrie et d’Irak. Les poètes persans inspirent le Portugais Pessoa, l’Andalousie omeyyade  a irrigué le Moyen Âge chrétien. Beethoven, Mozart, Nietzsche, Flaubert, Balzac, Goethe et tant d’autres moins connus ont à voir avec l’Orient.

Franz et Sarah partagent une nuit aux portes de Palmyre. A Téhéran, ils captent la musique persane en voie de clandestinité  lors de la Révolution islamique iranienne. Les sinistres tragédies du présent peinent à étouffer les splendeurs du passé. Nostalgie. Histoires de passions, d’ivresse et de folie.

Ce roman magnifique et touffu nous rappelle à quel point l’autre, que l’on est si prompt à rejeter, nous constitue à travers les liens infinis des voyages, des échanges et de l’art.

Danielle

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18 décembre 2015

Brainless de Jérôme Noirez

Brainless

 Jason, surnommé Brainless par ses amis et sa famille, est un adolescent lambda jusqu’au jour où il s’étouffe en  mangeant du maïs. Il se transforme alors en zombie.

 Sa vie est rythmée par un régime à base de viande animale crue et d’injections de formol pour que son corps ne  pourrisse pas. Même si son cerveau n’est plus très vif, il continue d’aller au lycée et de vivre normalement.

 Brainless apprend à vivre en tant que « subvivant », il tombe amoureux puis se trouve confronté à la violence  de ses camarades de lycée. Ici les « méchants » ne sont pas les zombies mais des humains à la cruauté sans  bornes.

 Dans une ambiance sombre, teintée d’humour noir, l’auteur nous dépeint les aventures d’un ado zombie  attachant, très différent des zombies mangeurs d’hommes vus au cinéma ou dans les séries.

 Brainless rappelle le zombie amoureux du film « Warm bodies » réalisé par Jonathan Lévine, adaptation du roman  « Vivants » d’Isaac Marion.

A partir de 13 ans (dernier chapitre assez violent)

Louise

 

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10 novembre 2015

Petit piment - Alain Mabanckou

Moïse est pensionnaire d’un orphelinat de Pointe  noire, ancien Congo français. Son prénom complet, interminable, lui a été attribué par un prêtre folklorique, qui mêle joyeusement ses oraisons aux rythmes pygmées de son Zaïre natal, l’ancien Congo Belge, le grand voisin. « Petit piment » deviendra son sobriquet.

 Les indépendances sont récentes.

Dans l’orphelinat, des orphelins certes, mais aussi beaucoup d’enfants déposés là, des enfants accidents de pères de passage, de mères elles-mêmes abandonnées. L’établissement subit la férule d’un directeur despotique et de sa tribu. Seule note humaine, l’affection réelle du prêtre-gourou dont les enfants attendent chaque matin la voiture brinquebalante. Et puis l’amitié de notre héros pour son protégé, le rêveur Bonaventure qui attend obstinément  le retour d’un père pilote d’avion.

Un matin les enfants attendent en vain la voiture de leur bienveillant protecteur. Désemparés, ils sont à leur corps défendant transformés en pionniers de la nouvelle République socialiste....

Une évasion en compagnie de petits caïds par qui il s’est fait accepter, et bientôt la violence de la rue remplace celle de l’orphelinat. Le seul havre de paix : une « courtisane » et ses dix filles, venues elles aussi du Zaïre voisin et qui y seront renvoyées sans ménagement au cours d’une épuration politique.

J’ai aimé ce regard d’enfant posé avec humour sur la violence et l’absurdité d’un monde auquel il essaie de s’adapter sans rien y comprendre. Il est probablement plus efficace que beaucoup de dénonciations sérieuses et grandiloquentes !

Danielle

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Le sommeil : Remue-méninges du 17 octobre 2015 - Par Danielle

 

 C’était le thème de la « Semaine de la santé »  organisée par le Centre social de la Mulatière. Sujet de santé, le sommeil peut-il être aussi sujet de philosophie ? Lançons-nous.

"Le sommeil est indispensable, vital. Mais il peut être aussi un refuge… »

Fonction vitale, le sommeil permet le repos nécessaire à l’équilibre physique et psychique. Les fonctions vitales se régénèrent. D’ailleurs la privation prolongée de sommeil est une forme de torture qui peut conduire à la folie ou à la mort. Nous partageons ce besoin avec le reste de la nature, suivant l’alternance du jour et de la nuit, voire des saisons. Une horloge interne semble guider ce rythme, indépendant en quelque sorte de notre volonté. Il est vain de vouloir lutter contre le sommeil, et tout autant de le décider.

Sujet de réflexion. Pour l’être humain le sommeil est fuite de l’activité consciente. « Je pense donc je suis », découvrait Descartes. Mais suis-je encore quand je ne pense pas ? Le sommeil trouble, inquiète. Je ne contrôle plus rien et deviens si vulnérable. Vais-je me réveiller du sommeil artificiel qu’est une anesthésie ? Vais-je me réveiller demain matin ? « To sleep, to die », le poète compare le sommeil à la mort.

Un choix. Je désire parfois cette fuite. Oublier le réel que je n’arrive pas à affronter. L’hypersomnie peut être signe de dépression, sœur jumelle de l’insomnie. Elle peut-être spontanée ou recherchée. Le marché des somnifères se porte bien. Les personnes âgées fuient parfois dans le sommeil leur sentiment d’inutilité ou leur peur de la mort. « Vieillesse qui dort signe de mort ». On les y aide parfois !

Nature et culture. Nécessité biologique, le sommeil est fortement conditionné, par nos choix, nos habitudes et l’environnement social et humain. Le petit enfant est mis en condition par des horaires adaptés, une ambiance calme, des rituels. On prend, ou non, de « bonnes habitudes ». Le travail de nuit peut inverser l’horloge biologique. Les noctambules sont plus créatifs la nuit. Certains ne peuvent dormir sans une radio ou un bruit de fond alors que d’autres exigent le silence absolu. Obscurité totale ou volets ouverts, la variété des petites manies est infinie.

Et le rêve ? Il intervient dans le sommeil paradoxal, ou sommeil léger. Composé de souvenirs disparates qui mélangent souvent le récent et le très ancien, de multiples significations lui ont été attribuées. Signe des dieux ou du destin ? Prémonition de l’avenir ? Pour Freud il exprime des désirs très anciens et refoulés dans l’inconscient. Des désirs ? Des peurs ? Des traumatismes ? En tous cas une activité psychique bien réelle, que l’on peine parfois à distinguer de la vie éveillée.

Et pour finir quelques expressions laissées à notre interprétation :

Qui dort dine. Dormir sur ses lauriers. Dormir sur ses deux oreilles. Ça ne m’empêche pas de dormir. Dormir du sommeil du juste. Et la nuit porte conseil.

Ce résumé, forcément synthétique, ne peut rendre compte de la richesse des réflexions et expériences échangées au cours de cette rencontre. Je prie les participants de bien vouloir m’en excuser

Danielle

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14 octobre 2015

La maison de la nuit - P. C. Cast et Kristin Cast

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Ce livre parle d'une lycéenne du nom de Zoey Redbird qui, à la fin de l'une de ses journées de cours, se fait marquer par un vampire qui porte l'apellation de ''traqueur'' et reçoit un croissant de lune bleu saphir vide sur le front. La jeune fille se rends à la plantation de lavande de sa grand-mère pour la prévenir et tombe dans les pommes. Dans son rêve, elle voit la déesse des vampire, Nyx, et à son réveil elle possède un tatouage rempli, chose qui n'arrive qu'aux novices ayant réussi leur transformation et étant donc des vampires alors qu'elle n'en est pas encore un. A la maison de la nuit, elle rencontre ses amis et au fur et à mesure des tomes, ils vont découvrir leurs pouvoirs et ceux des nouveaux qui rejoindront leur groupe par la suite. 

J'aime énormément cette série car on ne tombe pas dans les clichés: ''Elle se fait mordre et elle est un vampire''. De plus, les personnages sont attachants et on découvre tout le temps du suspense et des intrigues. Entre les nouveaux personnages, les nouveaux méchants, les morts, les histoires d'amour (possibles ou non), les changements de camp et tout un tas de choses plus ou moins réalistes, ces romans sont passionants. Les personnages sont aussi tiraillés entre la raison et l'amour (voir le désir) de temps en temps et cela nous plongent dans leurs esprits.

Les maîtres mots de ces livres sont le plus souvent que les apparences sont trompeuses et que l'on est toujours maître de son destin.

Il y a 12 tomes sortis et disponibles en France.

Ces livres sont pour moi des chefs-d'oeuvres et sont de loin mes préférés en matière de romans de ce genre là. 

Marie-Clémence.

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